Portrait d’Olivier BRIAND
Doctorant en chimie analytique et santé publique

École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP)
Laboratoire d’Études et de Recherche en Environnement et Santé (LERES)
Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset), équipe 9 Elixir
Sujet de thèse :
EXPERIMENTS : EXPosition PERInatale et Micro-Echantillonnage : Non-Target & Target Screening
★ Peux-tu nous parler de ton parcours ?
Suite à un baccalauréat scientifique obtenu en 2018, puis une licence de chimie à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest (UBO), j’ai poursuivi mon parcours dans le master en Chimie Analytique, Chimiométrie, Qualité et Optimisation des Procédés Expérimentaux (CACQ-OPEx). J’ai alors découvert plusieurs applications de la chimie analytique et de l’analyse de données chimiques, notamment au cours des projets réalisés par Ludovic Stephan mais aussi pendant mes stages, tant en analyse de pollutions de l’environnement qu’en sécurité alimentaire ou encore en recherche exploratoire sur des composés à visée thérapeutique. Mon stage de fin d’études consistait à rechercher une méthode permettant de distinguer et caractériser trois peptides isomères de séquence et de même masse qui allaient être potentiellement utilisés dans le cadre d’essais cliniques dans le but de traiter des maladies neurologiques. Ainsi j’ai pu développer quelques compétences en spectrométrie de masse à basse et à haute résolution (LRMS et HRMS) tout en proposant au final une approche originale pour cette problématique : l’association de la HRMS et de l’analyse en composantes principales (ACP) avec une semi-automatisation du traitement des données instrumentales via un programme R que j’ai élaboré.
Ayant développé depuis quelques années un fort intérêt pour la prise en compte de l’impact de l’environnement sur notre santé, je souhaitais contribuer à mon échelle à une meilleure connaissance de la contamination de l’être humain par les xénobiotiques et les risques associés tout en innovant dans les techniques d’échantillonnage et d’analyse et en utilisant la spectrométrie de masse, et c’est dans ce contexte que je suis arrivé au LERES pour une thèse.
★ Quand as-tu rejoint le LERES et en quoi consiste ton métier actuel ?
Je suis arrivé à l’EHESP, au LERES en novembre 2023. Je suis maintenant doctorant, mon sujet vise à améliorer la caractérisation de l’exposition aux produits chimiques au niveau périnatal par des méthodes d’échantillonnage innovantes (dried blood spots (DBS) & volumetric absorptive microsampling (VAMS)) et spectrométrie de masse à basse et haute résolution. Cela va concerner pour le moment des PFAS et des polluants organiques persistants mais la cerise sur le gâteau serait de pouvoir faire des analyses non ciblées (analyses sans a priori). Il y a donc beaucoup d’étapes de développement analytique à venir, au niveau du prélèvement, de la préparation d’échantillons, et instrumental : LC et GC -MS/MS, voire HRMS (j’espère !) et peut-être ICP-MS si on se tourne également vers l’analyse de métaux.
Je suis encadré par Arthur David (PR HDR) et Fabien Mercier (IR). Mon sujet se déroule dans le cadre du projet européen PARC (Partnership for the Assessment of Risks from Chemicals) et il y a donc plusieurs collaborations à venir pour le développement analytique ainsi que l’harmonisation des méthodes à grande échelle et peut-être des analyses de cohortes.
Être doctorant, c’est aussi participer activement à la vie de l’institut de recherche dans lequel on se trouve, et cette année je suis membre d’une équipe qui organise des séminaires (chaque lundi midi) pour qu’un chercheur ou une chercheuse présente ses travaux à l’équipe de l’Irset.
★ Quels sont les aspects que tu préfères dans ton poste ?
Même si je suis pour le moment dans une étape de revue bibliographique et d’élaboration d’un protocole de développement, je peux déjà dire que le côté « innovation » du projet me motive beaucoup. J’ai également hâte de commencer le développement analytique pour mettre en place des méthodes de prélèvement, de préparation et d’analyse optimales, mais aussi les appliquer à des études de cohortes. En somme, je pense que j’aime beaucoup la polyvalence, travailler du prélèvement à l’analyse des données pour aller au bout des choses.
★ Quelles sont pour toi les qualités/compétences nécessaires pour exercer ton métier ?
Je pense qu’il faut être curieux pour nourrir sa réflexion scientifique, également avoir un sens critique et de la rigueur, tout en ayant un esprit d’équipe et de bienveillance. Le tout pour de meilleurs résultats expérimentaux et dans une bonne ambiance au laboratoire.
★ Le LERES pour toi en trois mots ?
– Bienveillance
– Innovation
– Qualité
★ Rennes et sa région
Tes lieux favoris à Rennes :
– Le Parc du Thabor
– Le centre-ville
– Les prairies Saint-Martin
★ Bar(s) ou restaurant(s) à conseiller ?
– Les enfants terribles
– Angello
– Chez Brume
– Crêperie La Gavotte
– et j’en ai encore plein d’autres à découvrir !
★ Fast and curious
Un plat : poêlée de potimarron aux châtaignes et oignons
Une boisson : Jus multifruits
Une couleur : Bleu marine
Une musique : Une Symphonie Alpestre de Richard Strauss
Des passions et loisirs : Musique en orchestre symphonique, course à pied et vélo
★ Quelques conseils pour les futurs diplomés OPEx ?
Apprenez un maximum pendant votre cursus universitaire. On ne sait pas vraiment à l’avance de quelles notions et compétences on aura besoin dans le futur et chaque détail acquis pendant l’apprentissage est un gain de temps pour plus tard.
S’il y a déjà des domaines d’application de la chimie analytique, de la chimiométrie ou de la qualité qui vous plaisent, nourrissez votre curiosité, apprenez-en plus, cela se ressentira de manière positive lorsque vous passerez des entretiens pour des postes sur ces sujets.









